Touchant

Filed under: Cinéma | Posted on juin 30th, 2011 by rollover | No Comments »

Vu Cabaret de Bob Fosse (1972)

Une danseuse américaine de cabaret rencontre un jeune professeur d’anglais dans l’Allemagne des années 30.


Liza Minelli – Mein Herr

L’affiche se focalise sur Sally Bowles (Lizza Minelli) et les numéros de cabaret. Or, ceux-ci ne viennent que ponctuer l’histoire principale consacrée à l’ambiguité des relations de Sally avec Brian ainsi que la lente contamination de la société allemande par le nazisme. Je n’ai pas été étonné quand j’ai appris que le film était inspiré par « Adieu Berlin », le livre Christopher Isherwood, aussi auteur de « Single Man ». Tout en subtilité, on découvre que Brian est en fait…

Bien loin donc des impressionnants numéros de Cabaret, ma sensibilité me porte donc à préférer cette autre séquence qui dévoile les 2 autres grands thèmes de ce film (qui s’enchevètrent d’ailleurs parfaitement).


Extrait de Cabaret de Bob Fosse 1972

Cabaret est donc assurément un grand classique avec une mise en scène impeccable dont la qualité ne varie pas, de la description de la scène du cabaret aux plans plus intimistes très travaillés esthétiquement, et une narration pleine de sous-entendus croustillants.

Cela m’a aussi permis de découvrir le talent de Lizza que j’avais entraperçu dans Arrested Developpement. J’aime beaucoup son côté sex-appeal avec ce petit côté vulgaire anti-conformiste.

Enfin, il va falloir que j’ajoute à ma liste de chevet les livres de Christopher Isherwood. Et si c’était lui et non Bob Fosse (ou Tom Ford pour Single Man) qui était vraiment responsable du plaisir que j’ai pris à voir ce film ?

Filed under: Cinéma, Histoire, Lecture | Posted on mai 22nd, 2011 by rollover | No Comments »

Affaires Dsk : Une porche, un tailleur et la crémière

Affaires dsk, une porche, un tailleur, maintenant un viol. Bizzare coïncidences avant l’éventuelle entrée en liste du candidat le plus sérieux à gauche. La seule conclusion possible à l’heure actuelle avant que les vérités ne soient ou pas confirmées, c’est que les similitudes avec les années 30 sont de plus en plus d’actualité. Si la droite gagne ce ne sera pas sur des propositions ou des idées mais sur la Haine. Cela n’inaugure rien de bon pour la suite…

Filed under: Politique | Posted on mai 15th, 2011 by rollover | No Comments »

Ouvrez la cage à l’oiseau

Vu Birdy d’Alan Parker (1984) avec Matthew Modine, Nicolas Cage.

Très beau film qui raconte l’histoire touchante de Al, un jeune soldat défiguré revenant du Vietnam, qui essaye de sortir son meilleur ami Birdy de l’autisme dans lequel la guerre, mais aussi son obsession pour les oiseaux, l’ont plongé. Ce film a reçu le Prix spécial du Jury au festival de Cannes en 1985.

Dans le même style j’avais déjà parlé maintes fois de l’excellent Johnny s’en va en guerre, mais là, on est loin de la critique général de la politique militaire américaine, de l’horreur de la détresse totale que subit le jeune soldat Johnny et de l’éthique admirative de la nurse qui le veille. Birdy est plus une histoire intimiste où la guerre du Vietnam joue presque un rôle anecdotique.

Le film parle d’une amitié profonde. Mais jusqu’à quel point ? Al passe de fille en fille, mais Birdy passe avant tout. Parler des femmes avec son meilleur ami, c’est un peu revendiquer sa part hétérosexuelle, tout en donnant une signification à l’intimité qu’il peut y avoir entre eux. Birdy, quant à lui, refoule sa sexualité qui ne peut s’assouvir que dans le cadre qu’il s’est créé pour fuir la réalité, s’envoler, se prendre pour un oiseau.


Extrait de Birdy (1984)

C’est un film poétique et métaphorique. Au delà du lourd passif psychologique de Birdy, il y a une grande sensibilité à laquelle on s’attache. Surtout au fur et à mesure qu’on découvre ces épisodes du passé qui relient Al et Birdy. On veut croire que Al va réussir à le sauver, cet être tellement étrange, débile ? et pourtant compréhensible.

D’un point de vue technique, le jeu d’acteur est fantastique. La composition de l’image est superbe, très esthétique. Juste le petit regret que la musique soit aussi datée, le problème du synthé…

edit : finalement après écouter de l’ost, je reviens sur mon jugement hâtif. La bande originale du film est vraiment très bien, avec ce côté plânant, perdu et la montée progressive de la violence ou du cri avec un battement d’aile. On est tout à la fois dans une belle mélodie de la folie.


Peter Gabriel – Quiet And Alone

Peter Gabriel – Birdy’s Flight (From Not One Of Us)

Peter Gabriel – Sketchpad With Trumpet And Voice

et l’excellent fond sonore de The rythm of heat


Peter Gabriel – The Heat

Filed under: Cinéma, Goût, Musique | Posted on janvier 28th, 2011 by rollover | No Comments »

Du détail banal (série: pur blog)

Un ami m’a fait remarquer qu’adulte on ne se faisait plus de croûtes aux genoux. Cela n’arriverait qu’aux enfants qui ne maîtrisent pas encore tout à fait leur équilibre. Cela fait longtemps en effet que je ne me suis plus écorché les genoux. Et pourtant autrefois je suis bien tombé… une vingtaine de fois? Un souvenir a directement émergé de ma mémoire. Un souvenir pourtant banal, pas plus spectaculaire ou représentatif.

Cette fois où j’avais été invité pour la communion de mon meilleur ami de ce2. J’étais la seule personne extérieure à la famille, les autres enfants de notre âge, étaient les cousins, du 4ème, du 5ème degrès. Ça me faisait bizarre moi qui ne comptait que des cousins, tristement germains, à 10 000 km en métropole. Autre élément de surprise, mon meilleur ami m’avait aussi présenté sa tante… qui n’avait que deux ans.

Nous courrions sous le porche, en short, sandales. Un mauvais virage et j’ai dérapé. On m’a aidé à me relever. J’étais tombé sur le genou. Quatres griffures dans la peau. Ça brûle… Le sang apparaît. En d’autres lieux, avec d’autres personnes, j’aurais pleuré. Là j’ai réussi à me retenir :

« Ça va ! ça va ! » ai-je dit

La mère est arrivée en courant, anxieuse de s’assurer que l’enfant étranger, dont on lui avait donné la responsabilité, n’avait aucun mal fâcheux. Même si je prétendais que cela allait bien, il fallait malgré tout nettoyer tout ça. Mon genou tremblait quand on a taponné la plaie avec du coton imbibé d’eau puis de mercurochrome. Je retenais mon souffle. Nous étions entourés par les enfants. Je ne disais rien.

Enfin, une fois l’opération terminée, les choses ont repris leur cours. La mère est rentrée à la maison. Et avec les enfants, on s’apprêtait à repartir en chasse. Petit à petit la brûlure s’estompait. Un cousin m’a glissé

« Si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, il aurait pleuré »

J’ai été fier. J’avais surmonté l’épreuve. Je n’avais pas déçu. Rendu digne d’avoir été invité. Chose que je n’attendais pas.

Au début, quand j’avais voulu être son meilleur ami, je n’avais pas su lui dire. Il était toujours entouré de ses cousins. J’avais envie de me rapprocher mais je ne savais pas quoi faire ou comment le faire. Au détour d’une discussion, j’ai appris le jour de son anniversaire. Et le jour se rapprochant, profitant d’une visite à la petite librairie de la ville tenue par un commerçant chinois, j’ai confié à ma mère que je voulais faire un cadeau. J’avais croisé par hasard, une bande dessinée qui reprenait son prénom.

Le lendemain, après avoir été déposé devant le portail de l’école, j’avais le livre emballé. Je me suis senti stupide. A l’école, on ne fête pas les anniversaires. A l’école, on n’offre pas de cadeaux, comme cela, tout seul, sans que la personne ne soit pas au courant, sans qu’il y ait une fête pour cela. Je suis resté un moment interdit. Je me suis dit que je n’allais pas le faire. Cacher le cadeau au plus profond de mon cartable… et l’oublier.

Et puis je ne sais pas, j’ai passé le portail, foncé droit devant, vers la classe, percuté le groupe dans lequel il bavardait et je lui ai donné le livre.

Il s’appelait Alix.


OMC – Souvenir (1981)

Filed under: Introspection, Logs de vie, Musique | Posted on janvier 17th, 2011 by rollover | No Comments »

Le rêve et la réalité

Vu aujourd’hui Léolo (1991) film québécois de Jean-Claude Lauson.

Le rêve permet-il s’échapper à la réalité, à la folie ?

Léo est né dans une famille avec un lourd passif psychologique dans un quartier pauvre de Montréal. Il essaye de s’évader de cette réalité glauque en écrivant, en inventant des histoires, créant de la poésie et de l’humour.

Film dur qui navigue dans la psychologie et la sensibilité. On a parfois envie de s’arrêter, car on trouve les choses si bizarres, si obscures, si nauséeuses. Mais on continue, de visionner, de vivre avec Léolo, car on espère, jsuqu’à la fin…

Film donc touchant, beau techniquement, dans les plans, dans le montage, dans le jeu des acteurs. Et une invitation à réfléchir.

« Parce que moi je rêve, moi je ne le suis pas »
« Parce que j’ai eu peur d’aimer, je ne rêve plus ».


Extrait de Leolo (1992) de Jean-Claude Lauzon, une tomate contaminée d’Italie

Extrait de Leolo (1992) de Jean-Claude Lauzon, le lapin blanc sur la neige

Extrait de Leolo (1992) de Jean-Claude Lauzon, la mort est une exploration sous marine

Extrait de Leolo (1992) de Jean-Claude Lauzon, chant d’ailleurs au milieu des cordes à linge.

Filed under: Cinéma | Posted on janvier 9th, 2011 by rollover | No Comments »

Cartes blanches (série : dans mon portefeuille)

en ce moment la mode est aux cartes blanches #tendance

Filed under: Logs de vie, Photo | Posted on décembre 13th, 2010 by rollover | No Comments »

La danse d’un sachet de plastique

Ai revu le film American Beauty. Je m’en rappelais un peu. De la musique (j’ai été longtemps fan de musique de film). Je me souvenais d’un scénario bien ficelé. D’un dénouement déroutant, même si je ne me rappelais pas en quoi. Et bien entendu, de ce rapport particulier et interdit entre un homme et la meilleure amie de sa fille, mineure. Je pouvais comprendre que certains puissent trouver ce film glauque. Le désir symbolisé par des flots de pétales de rose m’avaient aussi mis mal à l’aise…

Par contre, j’avais oublié cette critique sociale des Etats-Unis. Cet humour grinçant, rebondissant sur toutes ces caricatures, Ces dialogues riches et percutants.

Mais surtout, il y a beaucoup de choses que je n’avais pas perçu alors que je me targue d’aimer le cinéma et de décrypter son sens. Je n’avais pas perçu toute la sensibilité de ce film résumé dans cet extrait que l’on pourrait trouver décalé à l’intérieur du film, où Ricky Fitts, un jeune garçon pris d’abord comme un voyeur déséquilibré, passionné de vidéo, nous montre son passage favori. Non ce ne sera pas le détail d’un cadavre de pigeon, où une femme se dénudant, mais un presque vulgaire sac plastique balloté par le vent.


Extrait d’American beauty (1999) de Sam Mendès

A partir de ce détritus de la vie moderne, ce garçon, qui représente en fait le réalisateur, nous parle des forces bienveillantes que l’on devine grâce à un moment anodin, banal et pourtant profondément esthétique, visible seulement par les initiés, seulement ceux qui se donnent la peine de sortir de leur ornières. L’incroyable beauté de la vie au-delà des choses qui nous protège de ces moments sombres… et de nos personnalités.

C’est ce témoignage qui fait tenir tout le film. Tous les côtés sombres des personnages qui symbolisent toutes nos pulsions intérieures (volonté de réussite, matérialisme, addiction, fantasme, frustration, conformisme, révolte contre le système…) sont balayés, relativisés par ce vent protecteur. Et même la mort peut devenir belle. On ne peut que pardonner aux personnages leur défaut. Ils sont tous humains, comme nous le sommes. Et le meilleur moyen d’accepter cette humanité, est de se souvenir par exemple, d’un vulgaire sac plastique, balloté par le vent.

Pour clore, une musique de la BO. Au thème officiel, je préfère celui-ci. Tout aussi plânant, mélancolique et touchant. On l’entend bien le vent :)


Thomas Newman – Angela undress

Merci Xavier pour la suggestion.

Filed under: Cinéma, Introspection, Musique, Philosophie | Posted on novembre 15th, 2010 by rollover | No Comments »

Relation ludique

En finissant Limbo, j’ai obtenu un joli cadeau pour mon profil xbox : une bébète virtuelle !!

J’ai trouvé cela vraiment mignon. Transporté dans mes souvenirs, cela m’a rappelé mes débuts dans « Secret of Mana 3″, dont l’envie de rejouer revient en force en ce moment. Notamment la partie jouée avec Kevin et son petit animal de compagnie, Karl.


Seiken Densetsu 3 Walkthrough (Intro Kevin in HD)

Secret Mana, une série maintenant oubliée, magique. Un monde profond et enchanteur, des histoires épiques et captivantes, une musique particulièrement mélodique, des personnages attachants et avec de très belles animations qui témoignent de la sensibilité nippone et son art de ne pas dire tout en montrant.

Surtout un jeu qui pouvait être joué à plusieurs, chacun pouvant contrôler un des 3 héros, une révolution à l’époque. Encore aujourd’hui, il est rare de voir des jeux, surtout les rpg, gérer aussi bien le multijoueur. Souvenirs, souvenirs. Je me rappelle de ce garçon avec qui j’ai eu plaisir de jouer à secret of mana 2, même si je l’avais déjà terminé seul. On se retrouvait souvent, on passait de bons moments. Il fallait parfois se séparer à contre coeur, à l’heure du repas, ou quand il se faisait trop tard. Je me rappelle la joie quand il m’avait appelé sur le téléphone familial pour me demander de passer. Le jeu était devenu le prétexte admis pour nos retrouvailles. Ce jeu passa même une fois par la fenêtre, car, malheureusement, fidèle à mon incompréhension sociale, je n’allais pas assez loin… Je ne voulais pas que notre relation soit salie. Je ne voulais pas mêler les pulsions à cette amitié forte et platonique, idéalisée. Je ne m’admettais pas encore gay. Pour lui l’excitation d’une lutte issue d’une chamaillerie avait été trop forte, la frustration devant mon inaction fut encore pire. Il prit ce jeu qui avait permis notre relation et le jeta au loin avant de fuir dans sa chambre et de claquer la porte. Penaud. Je suis parti. J’ai vu le jeu dans l’herbe. Je l’ai ramassé et l’ai remis sur la table de la salle à manger. Puis j’ai pris mes jambes à mon coup. Pour pas qu’il s’en aperçoive. Pour ne pas me prendre une deuxième fois cette rupture à la figure. Quelques jours plus tard, il me rappelait pour reprendre l’aventure. Nous ne l’avons jamais terminée. Nous avons trouvé d’autres moyens pour nous voir.

Quelques années plus tard, j’ai découvert « secret of mana 3″ via un émulateur. Je l’ai trouvé beaucoup plus réussi. Lui aussi je l’ai terminé, seul. Peut être un jour aurais-je un nouvel équipier ?

Filed under: Jeux vidéos, Logs de vie | Posted on novembre 5th, 2010 by rollover | 2 Comments »

Un jeu video pour halloween

J’aime soutenir les indépendants créateurs de jeux video. Ils apportent souvent des concepts novateurs , des jeux sensibles, intelligents, où l’imagination n’est pas troqué par le budget. Il y a peu je vous ai parlé de Machinarium, sa poésie, sa musique. Cette fois, j’ai découvert pour Halloween, Limbo.

Dans ce jeu vous jouez un petit garçon qui coure sans arrêt jusqu’où ? après qui ? On ne sait pas. S’enfonçant dans ses cauchemards. Le jeu est tout en noir et blanc. Les ombres dominent. Limbo m’a rappelé Silent Hill 2 à l’image salie et brumeuse, ses courses halletantes infinies dans un silence pesant.


Limbo – Trailer E3 XBox 360 live

Mais les similitudes ne s’arrètent pas là. Vous avez entendu dans la bande annonce, le bourdonnement de l’insecte qui rappelle les dérapages de la musique de SH2 vers l’insanité ? Limbo, derrière son aspect gentillet est en fait un jeu dur et violent. Le jeu est interdit au moins de 18 ans. Il joue sur notre psychologie. On côtoie nos plus grandes peurs, celle de l’obscurité, les araignées géantes, la mort…

C’est un jeu où les morts les plus horribles s’accumulent : coupé en deux par une scie sauteuse, on ne sait pas nager on coule souvent à pic, écrasé sous une masse, épinglé par un monstre, empalé sous un pieux. Les morts sont tellement horribles qu’on ne peut s’empêcher de rire nerveusement mais d’un rire réel sous l’effet de cet humour noir mais qui sait rester léger. On n’est dans la peau d’un personnage de cartoon dont finalement la mort est programmée, prévisible et à laquelle il est difficile d’échapper du premier coup. Le côté glauque est souligné par des pendaisons d’enfants dont l’horreur est atténué par l’ombre qui lui donne même une dimension artistique (sic).

Rares sont les jeux qui déclenchent en moi des réactions dès la première minute. Dans mes souvenirs, je me rappelle la première fois que je jouais à Ocarina of time. Pendant la première journée, je n’arrêtais pas de dire « C’est beau ! », « C’est beau ! « . Pour Limbo, ce serait plus tôt, le sourire aux lèvres et crispé dans l’action du pad « C’est horrible ! », « C’est horrible ! ». Je ne vous raconte pas cette rencontre avec ces pattes géantes et acérées, on est déjà écoeuré, on sait qu’on doit approcher et qu’on va se faire déchiqueter. Et puis finalement, surprise ! Pour une fois, une pirouette, une aide du destin finement calculé.


Extrait de gameplay de Limbo sur Xbox Live Arcade

Limbo est donc un jeu tout à fait pour Halloween. Que j’ai eu plaisir à découvrir. Un petit jeu pas cher (10€) et qui vaut grandement le coup, par son atmosphère, son gameplay, son fun. Je suis fier par ailleurs d’avoir acheté une xbox 360 rien que pour cela. D’ailleurs si vous en avez une, n’hésitez pas à m’envoyer un mp pour me communiquer votre gamertag.

Filed under: Goût, Jeux vidéos | Posted on octobre 28th, 2010 by rollover | 5 Comments »

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